Prendre la parole en public, ça s’apprend

Certains paniquent à l’idée de parler devant un auditoire plus ou moins fourni. Pourtant, il est possible de s’améliorer et de captiver son public.

Vous devez faire le discours d’introduction d’une assemblée générale plénière et vous n’en dormez plus la nuit ? A la perspective de prendre la parole en réunion, vos mains deviennent moites et votre cœur s’accélère ? Pas de panique. Il existe des formations et des techniques pour apprendre à vaincre le trac et emporter l’adhésion.

1.S’adapter à son public.

L’erreur classique de tout orateur stressé consiste à dérouler un contenu tout préparé quelles que soient les caractéristiques du public auquel il s’adresse. Arrivé au bout de son discours, une partie de l’auditoire s’est endormie et l’autre pianote sur son smartphone… Pour ne pas tomber dans le piège, pourquoi ne pas se préparer en utilisant des techniques d’improvisation ? « Celle-ci permet d’apprendre à écouter l’autre et de développer son agilité face à ses réactions », explique Aude Diano. Cette ex-enseignante et comédienne a créé ImprO2, une société de formation par l’improvisation qui intervient en entreprise.

2. Soigner la forme du discours avec la rhétorique.

Placer une blague au bon moment, utiliser un rythme ternaire, recourir à la métaphore : la rhétorique est un art ancestral dont les enseignements demeurent toujours vivaces. L’éloquence s’apprend : le concours Eloquentia, qui a donné lieu à un documentaire à succès* puis inspiré le film « Le Brio », le montre bien. En entreprise, il faut tout particulièrement tendre vers la simplicité, histoire de ne pas noyer l’auditoire sous un déluge d’informations techniques. Impliquez votre public en lui posant des questions ou en utilisant des tournures de phrases adaptées telles que : « N’avez-vous pas remarqué… ? », « Ne pensez-vous pas que… ? »

3. Développer le charisme avec la réalité virtuelle.

Quel que soit l’intérêt du message préparé, il compte finalement peu au regard du non-verbal. Ancrage, posture, regard, projection de la voix : autant d’outils qui, avec un peu d’entraînement, finissent par payer. Vous avez l’impression d’avoir le charisme d’une huître ? « Contrairement à ce que l’on pense, le charisme n’est pas inné et se travaille », souligne Bruno Flender. Acteur professionnel, ce dernier intervient également comme formateur chez Demos. Pour mieux occuper l’espace, il demande aux participants de se visualiser comme des géants pesant 150 kg. Il leur conseille aussi de réciter un texte aimé en le « malaxant » comme un bon aliment. L’objectif : oublier le trac et retrouver le plaisir des mots… Pour des mises en situation encore plus réalistes, Bruno Flender utilise la réalité virtuelle. « Grâce à son casque, le participant s’adresse à un public que je fais réagir en temps réel : rires, ennui, applaudissements, perturbations, etc. » raconte-t-il. Expérience émotionnelle garantie !

4. L’authenticité avant tout.

Rien ne sert de se forger un nouveau personnage. « Il ne faut pas se travestir : le public le sent tout de suite », remarque Aude Diano. Celle-ci conseille de plonger dans sa « mythologie personnelle », c’est-à-dire d’utiliser des expériences vécues pour mieux incarner le message à donner. Attention, il ne faut pas donner trop de détails. « Le mieux est de garder une part de mystère, ce qui permet au public de se projeter », conclut Aude Diano.

Ces informations sont issues d’un excellent article publié par Le Parisien. Rendez-vous sur leur site pour découvrir l’article en intégralité.

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